“Le sport, baromètre de la paix ?” : L’édito de Sylvère-Henry Cissé.

Sylvère-Henry Cissé est Journaliste,Président du Club Sport & Démocratie  et Ambassadeur Paris 2024.

 

Faisons de la politique-fiction et imaginons le monde en ce début 2018.

Malgré un rapprochement début janvier 2018 avec son voisin du sud, la Corée du Nord se lance dans une nouvelle provocation. Dans une fuite en avant, Kim Jong-un ordonne un tir de missile balistique intercontinental qui s’écrase dans la baie de San Francisco. Jamais les Etats-Unis n’ont été aussi vulnérables et à la portée du feu nucléaire nord-coréen. Le monde se fige en état de sidération devant la timeline Twitter de Donald Trump, en craignant la réaction trop hâtive et irréversible du Président des USA. Malgré l’exhortation de la Chine à la paix auprès de son allié asiatique, malgré un appel solennel à la paix de l’Europe à l’ONU, cette escalade instille une peur tétanisante et un stress paralysant chez les spectateurs des Jeux Olympiques de Pyeongchang. La plupart d’entre eux ont annulé leurs déplacements en Corée du Sud. La fréquentation des sites est au plus bas.

 

Une autre scénario : la « guerre froide » entre l’Arabie Saoudite sunnite et l’Iran chiite se transforme. D’une guerre d’influence, dont la face la plus visible est l’engagement des deux puissances dans la guerre civile yéménite, Téhéran et Riyad sont passés à un stade supérieur et sont sur le pied de guerre. Alors qu’aucun signe d’affrontement direct n’était visible, une brusque dégradation des relations entre ces deux nations productrices d’hydrocarbures les pousse à se bombarder mutuellement.

 

D’autres hypothèses. Comme dans un effet ricochet, le niveau de tensions à la frontière entre les USA et le Mexique augmente, Daesh se reconstitue au Sahel, La RDC plonge dans une guerre civile et l’activité des plus grandes firmes est complètement sclérosée par la propagation de cyber attaques. Conséquence : les plus grandes marques gèlent leurs investissements dans l’organisation des grands événements sportifs et culturels. le monde est dans un climat tellement anxiogène, que la confiance est au plus bas, au niveau de la crise de 1929. Dans ce contexte, les grands institutions du sport, doivent suspendre et repousser à des dates ultérieures les championnats du monde et les coupes intercontinentales.

 

Heureusement, ( pour l’instant ) ce ne sont que des fictions ( fantaisistes ? ).

 

Cependant, nous devons les considérer comme autant d’invitations lancées à nos dirigeants pour garantir la sécurité du monde. S’écouter, dialoguer, se mettre d’accord, rechercher le chemin de la coexistence sont les priorités absolues nécessaires pour favorisera paix, avec pour corollaire, l’assurance de garantir la pratique sportive sous toutes ses formes et l’organisation de grands événements sportifs. Même si pour Pyongyang, il a pour but d’affadir les vociférations de Donald Trump, le rapprochement récent entre les deux Corée est à saluer. Si la contribution du sport au développement de la paix est un objectif nécessaire et incontestable, il n’en demeure pas moins difficilement quantifiable. Cependant, l’histoire démontre que le sport a toujours prospéré, progressé, s’est étendu en période de paix. C’est en cela que le sport est le baromètre de la paix.

 

Sylvère-Henry CISSÉ

Journaliste

Président de Sport & Démocratie

2 Comments

  • Hugo
    26 janvier 2018

    Nan mais relisez-vous svp ! Tous vos articles sont bourrés de fautes… Ce sont que des fautes que vous pouvez éviter avec une simple relecture. Ca ferait plus pro !

  • Marie-Bernard Valere
    Marie-Bernard Valere
    26 janvier 2018

    Une vraie question ?

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